N°2 : Juillet – Décembre 2021
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Asmaa Zerrouk : la coach tunisienne qui se fraye un chemin vers le succès, au mondial de Doha
La Tunisienne, Asmaa Zerrouk, est parvenue à se forger un nom parmi les entraîneurs de football, à un jeune âge. En effet, lors de sa courte expérience professionnelle, à Avignon en France, la star des Aigles de Carthage a été l’artisane de nombreuses réussites, avec les équipes féminines des jeunes.
Asmaa Zerrouk
Asmaa Zerrouk

Le Mondial 2022, au cœur de son aventure qatarie

Confiante, Asmaa Zarrouk a débuté sa carrière de coach en gravissant, une à une, les marches du succès, à l’instar de ses collègues tunisiennes, favorisées par le Golfe et réputées pour leurs nombreux titres et réalisations.

C’est dans ce sens qu’Asmaa a décidé d’exporter ses compétences d’entraîneur, au Qatar. En 2022, tous les regards seront braqués sur ce pays arabe qui va accueillir la Coupe du Monde de la FIFA, raison pour laquelle la coach tunisienne a choisi de s’y représenter.

« Après avoir fini mes études en France, je me suis lancée dans le domaine du football en tant qu’entraîneur. Une nouvelle offre s’est présentée à moi depuis le Qatar. C’est alors que mon aventure a commencé, dans un pays qui assure tout le confort nécessaire pour l’entrainement des équipes de la Qatar Foundation et du Club Al Rayyan, dont je suis en charge », confie Asmaa.

La Ligue de football féminin du Qatar a été lancée avec la participation de six clubs, à savoir : Al Sadd, Al Khor, Al Rayyan, Qatar, Al Gharafa et Al Ahly.

Les joueuses s’affrontent à 11 contre 11, avec une mi-temps de 30 minutes, incluant 10 minutes de repos. La compétition se déroule sur une courte période et comprend 2 phases : l’aller et le retour.

أسماء زروق
Asmaa Zerrouk avec David Beckham

Avec l’arrivée de l’entraîneur Asmaa Zerrouk, le Club Al Rayyan amorce la saison avec brio. Alors que les joueuses perdaient à 1 – 0, elles ont réussi à renverser la situation en leur faveur, en achevant la rencontre contre Al Gharafan sur un score de 1-3. Le tournoi s’est interrompu avant le deuxième tour, en raison de la crise sanitaire liée à la COVID-19.

Asmaa Zarrouk souhaite que son équipe entre dans l’histoire du foot : elle compte faire de son mieux pour que celle-ci devienne la première à remporter le titre au Qatar.

Qatar : une ligue singulière sous le patronage de la Commission des Femmes

La Commission des sports féminins supervise les compétitions de la Ligue féminine du Qatar cette saison, dans l’attente d’une adoption officielle de celle-ci de la part de la Fédération de football qatarie.

En organisant cette ligue, la Commission susmentionnée cherche à former des équipes solides et capables de remporter des titres dans des manifestations sportives internationales.

Asmaa Zerrouk

À ce sujet, Asmaa Zerrouk a indiqué à Taja Sport que « le projet de développement du football féminin au Qatar diffère de ceux de la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Jordanie et même de celui de l’Arabie Saoudite. Au Qatar, c’est la Commission féminine qui est directement chargée de l’organisation de la ligue. Le projet s’articule sous plusieurs étapes, la priorité étant d’organiser trois ligues distinctes : la première sera disputée à 11 joueuses par équipe, la seconde à 7 et, la dernière compétition se jouera en salle, avec 6 joueuses.

Les joueuses étrangères : un atout majeur des clubs qataris

D’après Asmaa Zarrouk, les clubs féminins concurrents affichent une forte volonté de remporter la Ligue de football féminin au Qatar. Ceci s’explique, selon l’entraîneur, par le recours à de nombreuses joueuses étrangères établies dans le pays, qui rejoignent les sessions d’entraînement de leur propre chef. Elles sont alors testées, avant d’y être intégrées : « comme dans tout autre club, le mien compte des joueuses détentrices d’autres nationalités. Elles viennent d’Espagne, du Soudan, d’Iran, du Nigeria et du Ghana. Il n’en demeure pas moins qu’Al Rayyan est l’un des clubs qui regroupe le plus grand nombre de joueuses « locales », pour lequel j’ai recruté, au départ, 30 footballeuses tout en maintenant une liste composée de 23 filles qui s’entraînent régulièrement », affirme Asmaa.

En attendant que d’autres femmes qataries chaussent les crampons, les équipes de la ligue dépendent encore essentiellement de joueuses africaines. Dans l’un de ces clubs, une équipe détient le record, avec 9 joueuses sur 11 originaires du continent africain.

Elle indique, dans le même ordre d’idées, que « le marketing et le management de la ligue sont de très bon niveau, mais que le côté technique nécessite plus de temps et un travail plus conséquent avant de se développer ».

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