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Mahassen Hala Fattouh, une haltérophile libanaise à Tokyo
A 32 ans, Mahassen Hala Fattouh s’apprête à participer aux Jeux Olympiques de Tokyo. L’haltérophile représentera les couleurs du Liban, le pays dont est originaire son père, venu s’installer aux Etats-Unis dans les années 60. Mais si Mahassen et sa famille vivent aujourd’hui aux Etats-Unis, elle n’en reste pas moins attachée à ses origines libanaises.
Mahassen Hala Fattouh

Cela fait 17 ans que Mahassen a commencé à pratiquer l’haltérophilie. Elle a choisi de représenter le Liban depuis maintenant 7 ans. 

Tout a commencé lorsqu’elle était encore au lycée. Encouragée par un ami, elle s’essaye à l’haltérophilie. Le sport qu’elle découvre par curiosité est vite devenu une passion chez la jeune athlète. 

 « Je n’aime pas trop les sports de groupe car j’ai toujours peur de faire perdre mon équipe et de décevoir mes coéquipières… Du coup l’haltérophilie, étant un sport individuel, m’a beaucoup plus. Ceci dit ma famille a été surprise de voir que je voulais faire un sport où l’on monte sur scène en tenue moulante et où les gens nous jugent », s’amuse la jeune femme.

 « Je suis très timide mais quand je suis en compétition, je me concentre sur ce que j’ai à faire et je bloque tout ce qu’il y a autour, je ne vois même pas la foule ! », explique Mahassen qui dit aussi ne jamais avoir réellement pensé faire du sport de manière professionnelle et en compétition, mais elle est tombée amoureuse de l’haltérophilie. 

« J’aime que l’on puisse réellement voir notre progrès dans ce sport. Quand je compare les poids que je soulève. Le progrès est constant. De plus, on a une bonne communauté et être entourée de femmes fortes dans tous les sens du terme c’est quelque chose de magnifique », raconte l’haltérophile désormais qualifiée pour les Jeux olympiques de Tokyo.

Pourtant le chemin ne fut pas un long fleuve tranquille. A ses débuts, Mahassen se blessait souvent faute de préparation technique. Dorénavant, elle se sent beaucoup mieux en étant sous la supervision de son coach, qui est aussi son mari.

C’est en 2013 que l’haltérophile commence à envisager de concourir sous les couleurs du Liban. Cela correspond à une période spéciale dans sa vie, un moment où elle ressent le besoin de se reconnecter avec ses origines. 

Mahassen s’est alors rendu compte que l’une des seules médailles olympiques du Liban avait été remportée en haltérophilie dans les années 70. Se rendant compte qu’il n’y avait pas énormément de femmes qui représentaient son pays d’origine, elle décide alors d’intégrer la fédération libanaise. « Je suis très fière de porter les couleurs du pays qui représente tellement de choses pour ma famille et moi-même ».

Désormais elle a l’œil rivé sur Tokyo. Mahassen se dit très excitée de s’y rendre. La pression ? Elle ne la ressent pas. « Je m’inquiète plus de la tenue à porter pour l’instant… L’entraînement se poursuit bien et je ne suis pas trop inquiète… J’ai surtout hâte ! ». 

Hâte de retrouver d’autres athlètes qui représentent aussi le Liban. La seule chose qui l’inquiète actuellement, c’est d’arriver à Tokyo : les restrictions sanitaires étant strictes, il faut arriver et avoir un test négatif au Covid 19.

La fierté de représenter le Liban, surtout auprès de nombreux autres athlètes, est ce qui motive Mahassen aujourd’hui. Il y a aussi cette envie de montrer au monde que l’haltérophilie n’est pas un sport réservé aux hommes et qu’une femme peut le pratiquer, être forte et faire ce qu’elle veut sans que cela n’implique de renoncer à sa féminité.  Elle espère cependant réussir toutes ses levées de poids et peu importe si elle remporte une médaille ou pas. « Bien qu’une médaille serait super ! » plaisante-elle.

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