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Amira Bakhit : les Zamalek avant toute chose

Enfant, elle ne manquait jamais les matchs des Zamalek diffusés à la télévision. Journaliste et supportrice passionnée du club égyptien, Amira Bakhit, a réalisé le rêve de sa vie en rejoignant la grande famille sportive cairote, en sa qualité de journaliste.

Aujourd’hui, elle est la coordinatrice médias de l’équipe de handball des Zamalek.
Son rôle au sein du club consiste, entre autres, à lutter contre les « fake news » et à mettre en lumière les résultats sportifs de l’équipe.

« Je transmets toutes les nouvelles de l’équipe aux médias officiels et officieux et je prépare les comptes rendus des activités de l’équipe », explique Amira.

Amira est journaliste sportive depuis huit ans, au Caire. C’est dans la capitale égyptienne, près des pyramides, que la jeune femme a grandi et vu naître sa passion pour les Zamalek dans une famille de fervents supporteurs et supportrices de ce même club. Depuis des années, elle est au cœur de la bataille médiatique, visant à promouvoir l’image de marque du club égyptien mythique et à le protéger des fausses nouvelles propagées par la presse. Dans le cadre de sa mission, elle sert les équipes de handball, de volley-ball et de basket-ball. Au cours de sa carrière, elle a vécu et retransmis au public plusieurs victoires des Zamalek lors de championnats locaux. « Je ne suis pas assez grande pour jouer au basket, mais je me réjouis de ce couronnement tant attendu. J’adore le club des Zamalek avec toutes ses composantes et ses équipes ».

Lorsqu’Amira est entrée en fonction, elle était loin d’imaginer que sa contribution serait essentielle au succès du club. Elle a remporté avec l’équipe de handball 4 tournois en championnat local, 4 en Ligue des Champions d’Afrique, 2 en Super Coupe d’Afrique et 1 en Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe. En plus d’autres réalisations locales et internationales desquelles Amira a été témoin, citons celle où les Zamalek ont occupé la cinquième place de la Coupe du Monde des Clubs.

« Je suis heureux pour elle, car son club a réussi à décrocher des trophées et à gagner des championnats. J’espère qu’ils le feront toujours à l’avenir », déclare le frère aîné d’Amira, Raafat Bakhit, qui soutient les Zamalek depuis son enfance également.

Ses deux frères et sa sœur sont fiers d’elle. Et pour cause ! Chez les Bakhit, soutenir le club égyptien est une tradition familiale. Il n’est pas rare de les entendre acclamer d’une seule voix : « Zamalek, Zamalek ». Et lorsqu’un défi est relevé dans le cadre d’un sport nouveau, la famille Bakhit s’emballe. Ce fut le cas à l’occasion de la dernière victoire de l’équipe de volley-ball égyptienne au championnat et à la Coupe, sur le plan local, et de celle de l’équipe de basket-ball qui a remporté le championnat de la ligue en 2019.

Amira Bakhit : les Zamalek avant toute chose

Pour l’anecdote, Amira et l’équipe de basket des Zamalek partagent un souvenir commun. L’arbitre a souvent procédé à l’expulsion d’un joueur ou d’un membre du staff technique, lors des rencontres des Zamalek. Amira a toujours fait exception, jusqu’à ce que les Zamalek aient été mis en confrontation avec l’équipe d’Al-Ahly en finale du championnat de basket local. Amira a alors été écartée pour la première fois de sa carrière, en raison de ses protestations contre les décisions d’arbitrage. Elle raconte : « Je suis rentrée de nouveau dans le stade. Je m’en fichais, j’ai continué à applaudir, je suis restée tendue jusqu’à la fin du match. Finalement, nous avons remporté le titre et j’ai célébré cette victoire avec le reste des joueurs sur le terrain ».

Qu’elle soit en Égypte où en déplacement dans d’autres pays avec son club, ses réactions en compétition sont l’expression de sa passion dévorante. L’amour qu’Amira Bakhit porte pour son club est tel que, parfois, la coordinatrice médias des Zamalek laisse place, sur le terrain, à la petite fille supportrice qu’elle était.

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