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Asmae Bouatlaoui : L’alpiniste qui a gravi 23 sommets au Maroc et en Tunisie

Depuis quelques années, les femmes marocaines sont de plus en plus intéressées par l’alpinisme. Parmi elles, Asmae Bouatlaoui. Avant de s’embarquer dans cette aventure alpine qui a changé sa vie, la Marocaine passait son temps entre le travail et la maison. La pratique de ce sport a fait renaître Asmae. Toutefois, en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19, la jeune femme a dû suspendre sa passion pour l’escalade durant deux longues années. Aujourd’hui, elle se prépare au grand retour : le moment décisif sera celui du choix du bon moment pour l’atteinte du 24ème sommet, un chiffre qui en dit long sur sa carrière d’alpiniste.
Asmae Bouatlaoui
Asmae Bouatlaoui

« Toucher les cimes des montagnes, c’est parvenir à gravir les échelles pour réaliser ses rêves », confie la jeune femme de 28 ans, dont la fonction au sein d’une administration publique ne l’a pas empêchée d’atteindre les sommets de 23 montagnes. Aujourd’hui, Asmae ne pense qu’à sa prochaine ascension et aux montagnes qu’elle n’a pas encore escaladées, au Maroc comme à l’étranger. Grâce à l’alpinisme, elle a découvert de nouveaux endroits et a fait des rencontres inattendues. Son prochain défi est de se percher sur le Kilimandjaro, en Tanzanie et le mont Ararat, en Turquie. Tant de rêves et de projets que rien ne peut arrêter ! 

Bouchra Baibanou, sa source d’inspiration

Vers l’âge de 11 ans, Asmae Bouatlaoui commence à pratiquer le lancer de poids, à Sidi Kacem, une ville du nord du Maroc où elle grandit. Ses parents l’ont toujours encouragée, à elle et à ses frères, à pratiquer du sport, pendant leur temps libre, afin de s’affermir sur le plan physique et d’apprendre à faire face à la vie et aux épreuves. « Pendant environ 8 ans, je me suis lancée dans cette activité, pour le plaisir uniquement. Nous n’avions jamais envisagé, ma famille et moi, que je puisse m’y engager professionnellement », se rappelle Asmae, 17 ans après ses premiers débuts en lancer de poids. 

Asmae Bouatlaoui
Asmae Bouatlaoui

Le temps a passé et notre héroïne a dû renoncer au sport pendant un certain temps. Fin 2016, un reportage télévisé a bouleversé le cours des événements et a ravivé l’intérêt d’Asmae pour les activités physiques. Mais, cette fois-ci, son élan prit un autre tournant ! Face à son écran, Asmae découvre le portrait de l’alpiniste marocaine Bouchra Baibanou, connue pour son ascension des 7 plus hautes montagnes du monde. Depuis, la fascination d’Asmae pour cette l’alpinisme, ce sport dont elle ignorait tout, n’a fait que croître.

Il serait important de préciser que Bouchra Baibanou est la première Marocaine à gravir le sommet de l’Everest, la plus haute montagne du monde. A 50 ans, cette sportive chevronnée a à son actif plusieurs triomphes. Pour n’en mentionner que deux : l’atteinte de « l’Aconcagua », en Argentine, et du « Denali », en Alaska, aux États-Unis. Ses exploits ont d’ailleurs fait d’elle une figure emblématique de l’alpinisme au Maroc, depuis quelques années. Bouchra Baibanou est aujourd’hui le modèle à suivre pour une génération entière de femmes marocaines, qui souhaitent, elles aussi, se lancer dans leur propre aventure alpine. 

Sur les cimes de la Tunisie

Asmae Bouatlaoui n’a pas seulement escaladé les monts du nord, du centre et de l’est du Maroc. Son défi a également été de dominer les points culminants des pays voisins. En 2019, elle s’envole pour la Tunisie, dans sa première aventure à l’étranger et parvient à atteindre 3 sommets :  Rassas, Zaghouan et Sairj. « La pratique de l’alpinisme hors Maroc est très différente.  En Tunisie, j’ai constaté qu’il existe une organisation méticuleuse et une bonne gestion des régions montagneuses, contrairement au Maroc.  Même les panneaux de signalisation sont plus explicites, ce qui n’est pas le cas de notre pays », explique-t-elle à Taja Sport. 

Asmae Bouatlaoui
Asmae Bouatlaoui

Bien que l’alpinisme soit coûteux et accablant, nous ne pouvons que constater, comme Asmae, l’intérêt significatif des femmes pour ce sport. À ce sujet, Bouatlaoui affirme : « Bien que les statistiques démontrent que bon nombre de filles pratiquent l’alpinisme, il n’en demeure pas moins que cet engagement ne soit pas réellement le fruit d’une passion pour ce sport.  Elles le font par mimétisme. C’est un effet de mode. Or, ce sport est vraiment exaltant. Pour l’apprécier, il faut le pratiquer avec enivrement ».  

Au cours des dernières années, des groupes Facebook féminins consacrés à l’alpinisme ont vu le jour au Maroc. L’objectif est de créer un réseau d’échanges et de partage autour de cette activité sportive. Asmae Bouatlaoui est un membre actif de ces groupes, qui constituent une alternative pour les alpinistes marocaines. D’après elle, « les groupes Facebook ont donné aux jeunes filles la possibilité d’expérimenter l’alpinisme, en l’absence d’associations et de clubs qui organisent de telles excursions, ou du moins, qui en enseignent les techniques et les bases indispensables à sa bonne application ». 

 

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