N°2 : Juillet – Décembre 2021
Lire le magazine en langue arabe

Lire aussi

Zahra Lari : première patineuse émiratie

Aux Émirats arabes unis, sous le climat saharien, est née une star nationale du patinage artistique sur glace. Zahra Lari, cinq fois championne de patins sur glace des Émirats arabes unis, a donné un nouveau…

Coupe du monde féminine de basket-ball 2022 : Sara Gamal sélectionnée
Après avoir dirigé avec succès des matchs de basket-ball (3×3), lors des Jeux olympiques(JO) de Tokyo 2020, la Fédération internationale de basketball-FIBA renouvelle sa confiance en Sara Gamal, sélectionnée cette fois pour arbitrer la Coupe du monde de basket-ball 2022. 12 pays seront en lice pour le titre dans la capitale australienne, Sidney, du 22 septembre au 1er octobre.

Une sélection méritée

Heureuse de cette nomination, la principale intéressée déclare à Taja Sport : « Arbitrer dans une Coupe du Monde est un rêve devenu réalité, auquel j’aspirais depuis mes débuts en tant que professionnelle du métier ». Sara Gamal explique qu’« à l’issue des tests passés, notamment en matière d’arbitrage de rencontres de basket-ball (3×3), j’ai été choisie, à plusieurs reprises, pour officier le championnat d’Afrique (3×3). J’ai ensuite participé aux séries éliminatoires des Jeux olympiques austro-hongrois et de la Coupe d’Europe en Roumanie. Grâce à Dieu, mes performances ont été la raison pour laquelle la FIBA a décidé de me désigner arbitre aux J.O. de Tokyo, pour le tournoi de basket-ball féminin (3×3), une discipline intégrée pour la première fois à ces jeux ».

Mon voile n’est pas un obstacle

Cette Egyptienne, également ingénieure en génie civil, a été la première femme à arbitrer un match de basket aux Jeux Olympiques, et est en passe de devenir la première arbitre voilée de la Coupe du monde féminine du sport en question.

Sara Gamal

Son voile, elle le porte même lorsqu’elle se trouve sur le terrain. A ce sujet, Sara Gamal déclare : « j’ai commencé à jouer au basket à l’âge de 5 ans et j’ai arbitré mes premiers matchs à l’âge de 15 ans. J’ai été à la fois joueuse et arbitre durant huit ans, avant de me consacrer exclusivement à l’arbitrage. Mon voile n’a jamais constitué un obstacle pour moi, durant toutes ces années. La Fédération internationale a toujours respecté mon choix, et bon nombre d’enseignants m’ont soutenue ».

Pour rappel, c’est en 2017 que les femmes – arbitres et joueuses – ont été autorisées à porter un voile ou un couvre-chef, par les Fédérations Internationales et Africaines de Basketball. Auparavant, se couvrir la tête était interdit, selon le règlement de la FIBA qui, pour se justifier, invoquait des raisons de sécurité sur le terrain.

Le soutien de la Fédération égyptienne

Sara a obtenu une licence internationale d’arbitrage de la FIBA après une évaluation de ses compétences physiques, techniques et linguistiques. « Les épreuves du permis international se sont déroulées en deux phases, l’une en Somalie et l’autre au Kenya. J’ai obtenu mon premier permis en 2016, et j’ai pu le renouveler deux fois, en 2019 et en 2021 », indique l’arbitre égyptienne, ajoutant : « tout au long de ma carrière, j’ai pu compter sur l’appui de la Fédération égyptienne de basket-ball, qui s’emploie à développer le basket-ball féminin. La Fédération encourage les arbitres féminins à officier les matchs masculins. Cela m’a donné énormément de confiance et d’expérience compte tenu de la force et de la vitesse caractérisant les rencontres masculines ».

Sara Gamal

L’arbitrage féminin égyptien de basket-ball en plein essor.

L’un des principaux objectifs et priorités de la Fédération internationale à l’heure actuelle est de promouvoir l’arbitrage féminin dans le monde. Ceci a évidemment trouvé un écho au sein des fédérations égyptienne et arabe, qui appuient fortement les arbitres féminins. « Nous avons observé des progrès remarquables au cours des dernières années », a déclaré Sara Gamal, concluant : « j’espère non seulement me maintenir à ce niveau, mais me perfectionner davantage pour les tournois à venir. Dans le futur, je voudrais contribuer, du fait de mon expérience, au développement de la Fédération égyptienne et du système d’arbitrage égyptien, aussi bien sur le plan technique que managérial ».

Share on whatsapp
WhatsApp
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on facebook
Facebook
Share on email
Email