N°2 : Juillet – Décembre 2021
Lire le magazine en langue arabe

Lire aussi

ألاء السعيدي

Tunisie : capitale mondiale du tennis de table

Quelques heures nous séparent du coup d’envoi du championnat du monde 2022 de tennis de table féminin. Pour la première fois, la compétition se déroulera dans un pays nord-africain. La capitale tunisienne abritera le tournoi,…

En marge du Mondial 2022, de brillantes sportives racontent leur parcours glorieux
En marge de la Coupe du monde de football 2022 qui se déroulera au Qatar, le Conseil suprême pour la remise et l’héritage a organisé, pour une durée de deux semaines, le Generation Amazing Festival (festival de la génération merveilleuse). Lors de sa première journée à Doha, et en présence de pionnières de sports collectifs et individuels, une conférence sur le thème « Briser les obstacles : une discussion avec des leaders de sport féminines ». Le but : un partage d’expérience avec un public spécialement présent à cet effet.

Tenue dans la soirée du samedi 19 novembre, la conférence a été animée par le Dr Amal Al-Malki, doyenne de la Faculté des sciences humaines et sociales de l’Université Hamad Bin Khalifa. S’y trouvaient également des sprinteuses olympiques, telles la Marocaine, Nawal el-Moutawakel, la Tunisienne Habiba al-Ghribi ainsi que l’ancienne footballeuse palestinienne Honey Thaljieh. Toutes sont d’accord sur le fait que les sportives de la région MENA font face à de nombreux obstacles et subissent beaucoup de contraintes tout le long de leur parcours.

Médaillée d’or à l’issue du 400 mètres steeple des Jeux olympiques (JO) de Los Angeles (1984), el-Moutawakel ajoute qu’elle ne bénéficiait d’« aucun soutien financier considérable au départ ». Elle a réussi à relever le défi croyant fortement que « toute chute est suivie d’une ascension », comme elle aime à le préciser.

« Êtes-vous originaire de Monaco ? » se demandaient la presse et tous ceux qui ont suivi de près la Marocaine, surtout après sa victoire aux JO. Le Maroc était alors peu connu des pays « lointains ». El-Moutawakel a fait que son pays puisse rayonner sur la scène sportive, notamment en athlétisme, dans les 400 mètres haies.

Quant à la championne tunisienne, Habiba al-Ghribi, médaillée d’or du 3000 mètres steeple aux JO de Londres en 2012, elle a partagé avec le public ses débuts hors normes au sprint. Quand elle était jeune, elle jouait au basket, mais elle adorait courir. Elle raconte : « Un jour, j’ai accompagné mon amie qui devait participer à un sprint de 3 kilomètres. Une fois arrivée, elle change d’avis et me demande de courir à sa place. L’entraîneur a d’abord refusé avant d’autoriser ma participation. C’est ainsi que j’ai fini première avec un écart significatif qui me distinguait de celle arrivée en deuxième place. »

Al-Ghribi a su mettre fin aux assertions de ceux qui tentaient de la décourager. Malgré son installation en France, son parcours lui vaut des championnats du monde ou des championnats olympiques.  « À un certain moment, j’ai senti que je devais m’installer en France. Je pensais que mon pays ne m’aiderait pas à devenir championne. C’est lors d’une discussion avec ma famille, que la décision de partir pour la France a été prise » raconte-t-elle avec regret.

De son côté, la première footballeuse palestinienne, Honey Thaljieh énumère les difficultés rencontrées au début de son parcours. Elle déclare à ce propos : « J’ai grandi dans des conditions difficiles, d’autant plus que nous vivons dans une société inégalitaire, où la femme n’a pas droit aux mêmes opportunités que l’homme ». Et d’ajouter « Je n’avais pas de chaussures de foot. J’en voulais une paire de bonne qualité pour pouvoir jouer comme il se doit ».

Quelques années plus tard, Honey Thaljieh devient membre de la Fédération internationale de football (FIFA). A ce sujet, elle affirme : « Nous fournissons des chaussures de sport aux filles et aux garçons en difficulté. Je m’aperçois à quel point ils en sont heureux, surtout que je me suis retrouvée, dans le passé, dans la même situation ».

Grâce à Honey Thaljieh qui s’est imposée dans le monde du ballon, le nombre de femmes palestiniennes jouant au football se compte désormais par milliers. Thaljieh est l’une des premières footballeuses en Palestine. Elle est aussi la fondatrice de Diyar Bethlehem, premier club de foot féminin.

A l’issue de la conférence, les athlètes féminines pionnières ont insisté sur le fait que les jeunes femmes et hommes devaient s’accrocher à leurs rêves. Par ailleurs, elles ont affirmé leur disponibilité à fournir conseils et assistances à tous les participants.

 

Share on whatsapp
WhatsApp
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on facebook
Facebook
Share on email
Email