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Imane Saoud : « Je suis là pour rendre fier mes pays. Que ça soit le Maroc ou la France »
La jeune milieu de terrain alsacienne, Imane Saoud, a rejoint l’été dernier les rangs du club de la Super League féminine suisse, Le FC Bâle. A tout juste 19 ans, l’attaquante d’origine marocaine, passée par le FC Vendenheim (D2), a aussi été appelée en sélection marocaine par le sélectionneur Reynald Pedros pour un stage.
FC Basel 1893 - FC Luzern

Imane Saoud, vous avez été appelée en février de cette année à jouer avec la sélection féminine marocaine, que retenez-vous de cette expérience ? 

Oui j’ai fait deux stages avec l’équipe nationale féminine à Rabat, au complexe Mohammed VI. Il s’agit d’un stage découverte surtout. Je n’étais plus appelée en France, et comme je suis une joueuse qui aime jouer, c’est une super expérience que j’ai vraiment appréciée. Il y avait Salma Amani, Elodie Nakkach, vraiment des joueuses très performantes, qui jouent en D1 aussi. C’était un groupe très fort ! On a fait trois matches amicaux, qu’on a gagnés ! C’était de gros matches, avec beaucoup d’intensité et de jeu physique. Cela ressemble un peu au championnat suisse, avec le FC Bale.

La sélection reste toujours une belle expérience, que ça soit avec le Maroc ou la France. Dans tous les cas je porte le maillot pareil. Les deux sont mes pays, et je suis là pour rendre fier mes pays, que ça soit le Maroc ou la France. Peu importe qui m’appellera, je me donnerais tout autant.

Un mot justement sur le football féminin au Maroc ? 

Au Maroc ils veulent faire développer le foot féminin et ils mettent les moyens. La Coupe d’Afrique des Nations féminine (CAN 2022) se tiendra au Maroc prochainement (La phase finale du tournoi est prévue au Maroc du 2 au 23 juillet 2022, NDLR). Le pays se prépare pour l’accueillir et pour que l’équipe nationale puisse la remporter. Parce qu’elle est qualificative pour la Coupe du Monde 2023 en Australie.

Ils ont recruté Reynald Pedros (sélectionneur de l’équipe nationale féminine du Maroc, NDLR) donc l’objectif c’est vraiment le podium et l’or serait merveilleux ! Moi que je la fasse ou pas, je serais de tout cœur avec eux, en espérant que l’équipe gagne et/ou se qualifie pour le Mondial !

Jusqu’à l’été dernier, vous évoluiez avec le FC Vendenheim avant de rejoindre le FC Bale. Comment cela se passe pour vous actuellement en Suisse ?

C’était compliqué au début, parce que cela n’a rien à voir avec la France. C’est très physique et surtout beaucoup de jeu avec le corps. Alors qu’en France c’est vraiment technique et le jeu est porté sur la possession de balle. En Suisse, il faut plutôt défendre.

Au début c’était difficile parce que je suis une joueuse. Et qui aime avoir le ballon, qui aime dribbler et là j’ai complètement changé de posture. Je ne fais pratiquement que défendre. Donc j’ai progressé sur ce point.

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