Lire aussi

Le football féminin en Afrique : les promesses de la première Ligue des Champion(nes)

La première édition de la Ligue des champions féminine de la CAF, organisée récemment en Egypte, a mis du temps à se mettre en place. Une grande compétition interclubs qui a pour ambition de mettre en avant le football féminin en Afrique. Mais au-delà des ambitions, il est temps de faire le point sur les moyens, selon Kanizat Ibrahim, la présidente de la Commission du football féminin auprès de la CAF.
Kanizat Ibrahim / Crédit photo: CAF
Kanizat Ibrahim / Crédit photo: CAF

Kanizat Ibrahim a pour mission de développer le football féminin sur le continent africain. Elle explique que la création de cette nouvelle Ligue des Champions est une grande innovation pour le football féminin. Mais la mise en place de la compétition a pris beaucoup de temps.

« Toutes les bonnes choses prennent du temps », explique-t-elle. « Les prochaines éditions se feront plus facilement parce que nous aurons acquis de l’expérience lors de cette première édition. L’idée est de pérenniser ce tournoi comme son équivalent masculin. Nous comptons en faire un rendez-vous annuel. Mais encore faut-il avoir davantage de moyens et de sponsors », ajoute la présidente de la Commission du football féminin auprès de la CAF.

C’est la première édition, mais il s’agit déjà de la plus importante compétition interclubs africaine féminine. Cette édition va permettre de tirer des enseignements pour améliorer les prochaines. « Cette compétition est en train de marquer l’histoire du football féminin et de montrer un nouveau visage du sport féminin africain au monde entier » ajoute Kanizat Ibrahim.

Le football féminin africain, bien qu’en développement, a encore du chemin à faire. « Nous ne pouvons pas parler de développement du football féminin, sans parler des infrastructures, de formation, d’une stratégie de mobilisation de fonds, et de management pour accompagner ce développement. Il va de soi que si le football féminin est bien structuré, les sponsors ne pourront qu’accompagner le mouvement. Le football féminin est l’avenir de ce sport pas seulement en Afrique, mais également sur le plan mondial. », nous confie Mme Ibrahim.

Le but de cette compétition est de donner plus de visibilité au football féminin africain, mais aussi de le rendre plus attractif pour les femmes africaines. Et cela passe par plusieurs moyens ; aider les associations membres à avoir plus de femmes dans les différents postes techniques et administratifs, et à avoir plus de licenciées. Ou encore donner les outils et moyens nécessaires pour aider les associations membres à structurer les clubs de football féminin.

Le football féminin en Afrique : les promesses de la première Ligue des Champion(nes)
Kanizat Ibrahim

Le but étant d’arriver à une professionnalisation du football féminin en Afrique. Des recruteurs et agents internationaux auraient même fait le déplacement jusqu’au Caire pour assister à cette première édition, se réjouit Kanizat Ibrahim. Elle dit qu’ils étaient séduits par plusieurs joueuses.
« Elles ne peuvent qu’être repérées », affirme Kanizat Ibrahim, en ajoutant que « l’idéal dans un prochain avenir, serait de pouvoir garder nos talents et de les accompagner en Afrique, en leur donnant les mêmes moyens qu’à l’étranger. Nous ne pouvons pas semer une graine et laisser d’autres personnes bénéficier de la récolte. ».

L’avenir du football féminin en Afrique semble être prometteur selon Kanizat Ibrahim. « Les femmes ont prouvé qu’elles peuvent jouer au football autant que les hommes. Nous avons vu des talents incroyables en Afrique. Si elles reçoivent les mêmes avantages d’accompagnement que les hommes, elles peuvent aussi être au premier plan, avec une performance technique comparable à camarades masculin ».

Twitter
Email
Facebook
LinkedIn
Pinterest