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Les karatékas égyptiennes frappent un grand coup aux Jeux Olympiques de Tokyo
Pour la première fois dans l’histoire de la participation olympique égyptienne, une athlète féminine remporte une médaille d’or. C’est Feryal Abdelaziz, qui a hissé le drapeau égyptien à Tokyo après avoir remporté une médaille d’or dans les compétitions de karaté. Gianna Farouk a également prouvé que le pari de son pays sur le karaté féminin n’était pas une erreur après avoir remporté une médaille de bronze dans le même sport, dans un poids différent.
Credit Photo Alexander NEMENOV / AFP)

         Par Soulaimane Bakbach et Mounir Kabalan

Même les plus optimistes du public ne s’attendaient pas à ce que l’équipe féminine égyptienne remporte enfin la première médaille d’or de son parcours olympique à Tokyo. La karatéka égyptienne Feryal Abdelaziz, 22 ans, en a décidé autrement et a réussi à réaliser ce que le pays attendait depuis des décennies pour susciter une grande joie parmi les Égyptiens avec cette médaille.

Le sentiment de fierté et de joie était évident à travers l’interaction du public égyptien sur les plateformes de réseaux sociaux et l’entrée du nom “Feryal Ashraf “ dans la liste des noms les plus populaires sur Twitter.

La Karatéka égyptienne dans la catégorie de +61 kg a fait d’une pierre deux coups. D’abord grâce à sa victoire historique mais aussi car elle est la seule athlète féminine de la région « MENA » à avoir décroché la médaille d’or dans l’une des compétitions des Jeux olympiques qui se déroulement actuellement à Tokyo.

Feryal a aussi offert à son pays la seule médaille d’or de l’édition de cette année et devient la troisième égyptienne à remporter une médaille dans la catégorie féminine, après le bronze de la taekwondoïste, Hedaya Malak, et le bronze remporté par la karatéka, Gianna Farouk dans la catégorie de -61 kg.

En parallèle de ses études en pharmacie Feryal a construit sa carrière sportive dans une discipline basée sur les coups de poing et de pied. Elle a continué à améliorer ses capacités et à se développer en participant à des rencontres de karaté continentales et internationales. Elle a réussi à se classer 7ème au championnat du monde à Madrid en 2018 dans la catégorie de -68 kg et a remporté le championnat d’Afrique en 2020 à Tanger dans le nord du Maroc et est arrivée deuxième aux Jeux africains au Maroc en 2019.

Gianna Farouk, ou comment finir en beauté

“Je suis désolée, j’ai voulu te ramener l’or” ce sont les seuls mots que la championne égyptienne de karaté Gianna Farouk a prononcé avec amertume, alors qu’elle serrait son entraîneur dans ses bras, après sa défaite en demi-finale de karaté en -61 kg.

جيانا فاروق

Malgré sa défaite face à la Chinoise Yin Xiaowen, Gianna Farouk, encore dans la mi-vingtaine, a décroché une médaille de bronze qui a fait le bonheur d’une centaine de millions d’égyptiens. Elle a créé un écho important en Egypte, ce pays qui aspire à plus de médailles pour enrichir son trésor olympique. De plus, les observateurs d’autres pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont réagi positivement à la nouvelle de Gianna remportant le bronze, qui est la deuxième médaille de bronze remportée par les athlètes féminines de la région MENA.

L’envie de gagner et d’aller le plus loin possible dans la compétition, était évidente chez Gianna depuis son premier match. C’est la première édition des JO qui a permis l’inclusion du “karaté kumité” parmi les sports homologués, une raison de plus pour la karatéka égyptienne, qui pratique ce sport depuis l’âge de 6 ans, pour tout donner pour ramener une nouvelle médaille olympique à son pays.

Après cet exploit sans précédent, Gianna a décidé de se retirer du karaté pour se concentrer sur sa vie personnelle. Celle qui a remporté la médaille d’or aux Jeux africains de 2020 à Tanger, tire sa révérence après un parcours sportif riche en médailles. Depuis que son entourage a remarqué son talent dans ce sport à l’âge de 10 ans, elle collectionne les médailles, tout d’abord dans les tournois de la capitale égyptienne, le Caire, jusqu’au championnat de la République, puis aux compétitions internationales.

Radwa Sayed retourne en Egypte sans médaille

La Karatéka égyptienne Radwa Sayed a fait ses adieux aux JO de Tokyo 2020 après son élimination devant l’autrichienne Bettina Plank en 55 kg avec un score de 1-3. De ce fait, Radwa perd l’opportunité de se qualifier pour la demi-finale et quitte le tournoi.

Radwa, qui représente l’Égypte avec quatre autres joueuses de karaté aux Jeux Olympiques de Tokyo, a perdu son premier match contre la Kazakhstanaise Zhangbyrbay Moldir et son deuxième contre l’Ukrainienne Terliuga Anzhelika 1-0, pour remporter son troisième match contre la Japonaise Miyahara Miho 5-3.

Radwa Sayed est née le 30 mars 1997 en Égypte, son frère et sa sœur aînés faisaient du karaté, elle a donc été influencée par eux et a voulu s’essayer à ce sport. Elle l’a essayé et l’a aimé et elle a commencé dès l’âge de 6 ans à s’entraîner.

Le père de Radwa, Sayed Mahmoud, est le premier supporter de sa fille, il est aujourd’hui fier de la voir évoluer dans l’équipe nationale de son pays.

Il est à noter que la championne égyptienne a remporté des dizaines de médailles en Egypte et dans les pays arabes, notamment la médaille de bronze au Championnat du monde de karaté, qui s’est déroulé en Autriche en 2016, dans la catégorie de 50 kg, et la médaille de bronze aux Jeux Africains qui se sont déroulés en 2015 à Brazzaville.

Cependant, sa plus grande réussite a été, jusqu’ici, de remporter la médaille d’argent aux Jeux Africains organisés au Maroc en 2019, Radwa a également participé aux épreuves de qualification aux JO de Tokyo à Paris où elle a échoué, mais elle a pu obtenir son ticket de participation aux JO de Tokyo grâce au quota continental.

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