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Lina Khiyara, une nageuse marocaine à Tokyo
Elle a à peine 18 ans et elle est déjà qualifiée pour représenter le Maroc aux prochains Jeux olympiques à Tokyo dans la discipline de 200m nage libre. La jeune nageuse Lina Khiyara sera la seule représentante du Maroc dans les épreuves de natation au Japon. Elle rêve aujourd’hui de hisser le drapeau de son pays dans le ciel de Tokyo.
لينا خيارة

Lina a démarré sa carrière de nageuse il y a de cela dix ans. Elle avait alors à peine huit ans et pas vraiment de vision pour sa vie. Sa grande sœur nageait, alors elle s’y est mise aussi, comme toute petite sœur qui copie son ainée. 

« Je n’aimais pas spécialement la natation à mes débuts. Mais j’adorais la compétition. Encore aujourd’hui je ne saurais pas vraiment dire si j’aime vraiment la natation, mais ce qui est sûr c’est que j’aime concourir auprès d’autres nageurs tout comme j’aime gagner », s’amuse Lina qui avait réussi en 2019 à se qualifier pour les Championnats du monde de natation qui avaient eu lieu à Gwangju, en Corée du Sud.

Lina a grandi dans les rangs du club Raja au Maroc. Elle a passé des années dans les piscines pour des compétitions locales ou continentales. La jeune nageuse a même gagné plusieurs titres au Maroc et en Belgique où elle s’entraine. 

Elle a même réussi à atteindre les épreuves finales des Jeux africains, organisés au Maroc en 2019 où elle était arrivée 5ème du 200m et 400m nage libre.

Et comme l’ambition de Lina est sans limite son travail lui a permis de gagner 3 médailles d’argent et une médaille d’or aux Championnats arabes des jeunes catégories organisés au Maroc en 2019.

« Plus je participe à des compétitions et j’acquiers de l’expérience, plus je rêve des Jeux olympiques. C’est le cas de toutes les filles qui rêvent de prendre part à la compétition sportive la plus prestigieuse », explique Lina en parlant de ses ambitions.

La jeune nageuse est donc fière de s’être qualifiée tout comme la nageuse japonaise Rikako Ikee qu’elle considère comme son modèle. Ikee s’est qualifié pour Tokyo après avoir vaincu une leucémie.

L’histoire de la nageuse japonaise a été une source d’inspiration pour Lina, surtout lorsqu’elle a eu elle-même des problèmes de santé qui l’ont éloignée des piscines pendant un an. 

« Quand j’étais malade je pensais que je ne remonterais jamais la pente et que je ne reviendrais jamais au niveau que j’avais. Mais j’ai réussi et j’ai décidé depuis de poursuivre mes rêves », se rappelle Lina. 

L’ambition de la jeune nageuse marocaine ne s’arrête pas au domaine sportif.  Maintenant qu’elle a décroché son Bac, elle rêve de poursuivre des études d’ingénierie dans une université américaine qui lui permettrait aussi de continuer à nager et à évoluer dans la natation. 

Lina reconnait avoir eu de la chance de ne pas avoir rencontré beaucoup de difficultés sur son chemin sportif. « Quand j’étais jeune j’avais moins d’expérience que mes camarades, mais cela ne m’a pas empêchée d’avancer, bien au contraire », raconte celle qui ambitionne aujourd’hui de battre les records marocains dans sa discipline. 

Certes la jeune marocaine n’a pas rencontré beaucoup de difficultés mais il y a tout de même des choses qui la contrarient en tant que nageuse. « Ce qui m’énerve encore aujourd’hui, c’est de voir le peu d’intérêt dans les médias pour la natation si l’on compare au football par exemple. Ce n’est pas très juste », conclut Lina.

Si la jeune championne marocaine qui s’est toujours battue pour réaliser ses rêves conseille aujourd’hui aux jeunes filles de son âge de ne jamais baisser les bras et de ne pas prêter attention à ce que les autres pensent. Elle les encourage à se faire plaisir car, selon elle, c’est la seule manière de réussir que ce soit dans la natation ou dans un autre sport.

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