N°2 : Juillet – Décembre 2021
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Après la lutte, c’est en judo que la Tunisie s’offre un bouquet de médailles aux Jeux Méditerranéens d’Oran 2022. Scénario qui nous rappelle celui de Tarragone en 2018, lorsque les judokates des Aigles de Carthage…

Participation ambitieuse du Liban aux Jeux Méditerranéens 2022
C’est avec confiance et enthousiasme que les championnes libanaises s’apprêtent à participer aux Jeux Méditerranéens, que la ville d’Oran en Algérie accueillera, du 25 juin au 6 juillet 2022. Pas moins de 26 pays du bassin méditerranéen seront présents au rendez-vous sportif, dans une variété de disciplines.
Participation ambitieuse du Liban aux Jeux Méditerranéens 2022

Cette 19e édition connaitra une forte participation des athlètes féminines libanaises. Au départ, il était prévu que 7 sur 14 sportives représentent le pays du cèdre. Mais après le retrait de la championne de tir sportif (Ball-trap), Ray Bassil, elles seront finalement 6 à figurer sur la liste de départ pour Oran. Il s’agit de Zeinab Khatoun en boxe, Rita Abou Jaoudé en escrime, Natasha Tarabay en judo, ainsi qu’Andriana El-Tun, Mahasen Fattouh et Alexa Mina en haltérophilie.

La judokate Natasha Tarabay, qui disputera sa première compétition internationale, met tout en œuvre pour hisser haut le drapeau libanais. Questionnée à ce sujet par Taja Sport, elle affirme :

« Je veux prouver au reste du monde que le Liban a un énorme potentiel et est capable d’atteindre ses objectifs. Pour y parvenir, je place tous mes efforts au service de cette compétition et suis déterminée à obtenir les meilleurs résultats possibles ».

Natasha Tarabay souligne également que le judo féminin au Liban est une discipline en plein essor. Il en résulte une présence accrue de jeunes judokates aux championnats locaux. «Cela met clairement en évidence le grand potentiel des femmes», a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, Rita Abou Jaoudé, membre de la délégation olympique libanaise, a déclaré à Taja Sport au sujet des préparatifs pour les Jeux méditerranéens :

« Depuis un mois et demi, nous suivons un programme d’entraînement intensif avec les coachs, afin d’être prêtes le jour J à livrer notre meilleure performance. Nous espérons offrir des médailles au Liban ».

En ce sens, la joueuse d’escrime et coach poursuit : « En tant que sportives, nous déployons beaucoup d’efforts ; nous comptons sur nous-mêmes et nous nous consacrons à notre objectif de réussite. Aujourd’hui, nous faisons de notre mieux pour continuer ».

Selon Rita Abou Jaoudé, il est important que l’escrime soit davantage démocratisée au Liban, en particulier pour la gent féminine. « Nous disposons d’une équipe forte et de haut niveau, qui est l’auteur de réalisations exceptionnelles en championnats locaux, arabes et internationaux », insiste l’escrimeuse.

D’autre part, Zeinab Khatoun, qui est attendue sur le ring des Jeux Méditerranéens, a rappelé l’importance de cette compétition, qui donne aux athlètes l’opportunité de se mesurer à des adversaires internationaux, au plus haut niveau. Mais la boxeuse libanaise ne compte pas se laisser impressionner.

« Je vise la victoire, et je ferais tout mon possible pour y parvenir », a-t-elle confié à Taja Sport.

En l’absence de financement des sports féminins, Zeinab a décidé de devenir entraîneur de boxe afin de couvrir les dépenses liées à son propre stage d’entrainement et à ses divers besoins.

« J’ai commencé ma carrière dans la boxe à l’âge de 32 ans. En l’espace de quelques années, j’ai pu gagner plusieurs trophées et aujourd’hui je vais participer à cette compétition », raconte-elle-fièrement.

Cette dernière explique que « l’adage selon lequel la boxe serait un sport réservé aux hommes est révolu », avant d’ajouter : « Mon parcours est, en soi, un témoignage défiant l’idée que le sport obéit à une certaine limite d’âge. J’ai 38 ans et j’ai l’impression d’être plus forte que mes jeunes rivales ».

Tout repose sur la détermination et la rigueur, d’après Zeinab Khatoun. La boxeuse est convaincue que les femmes sont parfaitement capables de proposer des performances sportives de qualité et d’atteindre leur but. Pour elle, il est essentiel que les athlètes féminines puissent participer à ce type de compétition, afin de rompre avec les images stéréotypées autour des sports féminins.

Dans un entretien accordé à Taja Sport, le Président du comité olympique libanais, Pierre Jalakh, a lui aussi, exprimé son plus grand intérêt quant à la présence sportive de son pays sur l’échiquier international, et donc, dans le bassin méditerranéen. D’autant plus que le Liban joue un rôle clé, du fait de sa position géographique, considérée comme la porte d’entrée de l’Orient.

« Le Liban affrontera les grandes nations sportives européennes et nord-africaines, à l’instar de la France, l’Espagne, l’Italie, l’Égypte, la Tunisie et l’Algérie. C’est une excellente opportunité pour nos athlètes, qui ont toutes les chances de triompher et d’obtenir des médailles », prédit le président du comité olympique.

Il faut cependant rappeler le contexte politique, économique et social difficile dans lequel se trouve actuellement le pays du cèdre. « Cette situation ne laisse pas de marbre les championnes et champions », selon Pierre Jalakh.

La judokate Natasha Tarabay

« La crise que vit le pays affecte le moral de nos athlètes. C’est compliqué pour les Libanaises et les Libanais qui se lancent dans cette compétition sportive. Ils laissent derrière eux la mère-patrie et les leurs dans des conditions dures », regrette-t-il, avant de saluer la combativité de tous les athlètes, ainsi que le soutien des entraîneurs et les 6 fédérations pour leur engagement et leur détermination à faire gagner le Liban.

« Toute médaille remportée à l’occasion des Jeux Méditerranéens sera précieuse pour nous, compte tenu de ce contexte, particulièrement pénible », conclut Pierre Jalakh.

Cette édition oranaise de la compétition marque la 19e participation du Liban aux Jeux Méditerranéens, dont la première remonte à 1951. Plus de 1000 athlètes féminins et masculins ont représenté leur pays, récoltant 81 médailles : 13 médailles d’or, 24 médailles d’argent et 44 médailles de bronze. Dans quelques jours le Liban entamera sa course pour de nouveaux exploits. Quel sera son butin ?

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