N°2 : Juillet – Décembre 2021
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Safa Fadda, la gardienne syrienne devenue star en Arabie
La guerre en Syrie n’a pas épargné le secteur du sport. L’activité footballistique locale a été suspendue pendant longtemps. Les conflits n’ont cependant pas eu raison du développement sportif des joueuses syriennes de football féminin. Celles-ci ont profité de cette pause pour travailler sur une meilleure mise en valeur de leurs talents footballistiques. Safa Fadda, gardienne de l’équipe féminine syrienne, a mis cette opportunité à son avantage. Elle a réussi à se faire remarquer par l’Arabie Saoudite qui lui a ouvert la voie de la professionnalisation, au moment où le football féminin saoudien a connu un essor considérable, contrairement à la Syrie.
Safa Fadda, la gardienne syrienne devenue star en Arabie

Une saison exceptionnelle, au cours de laquelle la gardienne de l’équipe syrienne, Safa Fadda, a remporté le prix de la meilleure gardienne de la ligue centrale de football 2021/2022. Elle a contribué, grâce à ses nombreuses ripostes, à rendre la victoire à l’équipe Al Yamamah et a fièrement soulevé son prix sur le terrain de Riyad, devant sa famille et tous ceux qui lui ont donné l’opportunité de jouer au football.

« Je ne peux pas oublier le moment du sacre ni le moment où mon équipe et moi avons été honorés dans la capitale, Riyad, après avoir remporté le titre. Ce fut un moment vraiment émouvant », a déclaré la gardienne.

Fadda, qui a disputé 54 matchs internationaux aux côtés de l’équipe syrienne, espère porter à nouveau le maillot qu’elle n’a plus vêtu depuis des années. Il convient de noter que l’équipe féminine syrienne avait obtenu la troisième place du championnat d’Asie de l’Ouest de football, en 2005.

De la croissance à la stagnation 

Le sport féminin en Syrie a stagné pendant des années en raison de la guerre et des répercussions de la pandémie de covid-19. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Lorsque Safa Fadda était en Syrie, le football féminin syrien a connu un mouvement et un développement importants. La native de Damas a pratiqué le judo avant de s’engager dans le football et a même remporté un championnat local. Elle a fini par emprunter le chemin footballistique et, grâce au soutien de sa famille, elle a pu rejoindre les rangs de l’équipe du gouvernorat de Damas en 2000. Elle a participé à son premier tournoi footballistique en 2004 et a joué avec l’équipe nationale dans différentes catégories d’âge.

S’exprimant sur cette période, Fadda explique : « j’ai continué à jouer parallèlement à mes études jusqu’à ce que j’atteigne le niveau universitaire voulu et que je devienne détentrice d’une licence en éducation physique ». La gardienne syrienne a également effectué plusieurs stages en Syrie, sous l’encadrement de la Fédération internationale et la Fédération continentale de football. Depuis son plus jeune âge, elle s’intéresse au football et à tout ce qui s’y rapporte. D’ailleurs, elle était la seule fille de son quartier à pratiquer ce sport. Au fil du temps, elle a commencé à recevoir les éloges des joueurs professionnels.

 

Ceux qu’elle a rencontrés tout au long de sa carrière sportive ont été impressionnés par sa personnalité ainsi que ses capacités sur le terrain. L’ancien joueur syrien, Suhail Al-Deeb, et le joueur, Abdul-Ghani Tatish, ont tous deux salué son potentiel et sa valeur ajoutée dans les matches.

La gardienne d’Al Yamamah essaie constamment de développer son potentiel en s’inspirant du gardien allemand, Oliver Kahn, et de l’icône du football mondial espagnol, Alexia Putellas.

Fadda a été témoin de certains aspects de l’évolution du football féminin dans son pays, au cours des années 2000. Depuis qu’elle a rejoint l’Arabie saoudite avec sa famille à la recherche de nouvelles opportunités, elle a été impressionnée par les efforts que ce pays de la péninsule Arabique fournit pour soutenir le football féminin, raison pour laquelle elle a rejoint l’équipe Al Yamamah à Riyad et en est devenue la première gardienne.

« L’une des raisons derrière le développement du football féminin en Arabie Saoudite est la mise en place de camps préparatoires internes et externes dont le but est d’augmenter les frictions et de développer l’expertise », explique Safa Fadda, qui espère que l’équipe syrienne reprend ses participations à l’étranger. « Je souhaite pouvoir représenter mon pays à nouveau, car les femmes syriennes sont toujours capables d’accomplir des exploits », a affirmé la gardienne syrienne.

Fadda croit en la composition de l’actuelle Fédération syrienne de football, qui, selon elle, est capable de promouvoir le football féminin. La présence de l’entraîneuse Nancy Muammar, parmi les membres, apporterait sans doute une contribution essentielle au football féminin syrien. D’autant plus que « la société syrienne regorge de footballeuses talentueuses », conclut Safa Fadda.

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