Lire aussi

Squash : l’Egypte menacée par le départ à la retraite de ses championnes

Au cours des vingt premières années du 21e siècle, le squash féminin égyptien a atteint l’âge d’or de son histoire dans le monde. En octobre 2022, six joueuses égyptiennes ont dominé le top dix du classement mondial PSA (Professional Squash Association). Dans un exploit inédit, Nouran Gohar a pris la première place, talonnée par Nour El Sherbini en deuxième place. Par ailleurs, les deux squatsheuses ont également été sacrées championnes du monde par équipe, en 2016 et 2018. Quant à la troisième position, elle revient à Hania el-Hammamy.
الإسكواش
sven-mieke-unsplash

La domination égyptienne  

Le squash féminin égyptien a, une nouvelle fois, confirmé son leadership continental et international, à l’occasion de trois tournois disputés en ce mois de novembre. Lors du Championnat d’Afrique au Zimbabwe, l’Égypte obtient la note maximale des épreuves collective et individuelle.

En effet, l’équipe féminine égyptienne de squash a battu son homologue sud-africaine, 2 sets à 1. Tandis qu’en simple, la compétition a affiché une finale 100% égyptienne, avec la victoire de Mona Walid sur Kenzy Ayman (3/2).

Les Égyptiennes se sont une fois de plus offert un duel entre compatriotes, au Championnat du Monde Universitaire de Squash, qu’elles ont disputé à domicile. Ainsi, Sana Ibrahim a affronté Nour Aboulmakarim en finale. Après une égalité parfaite dans les 2 premiers sets ( 2/2), Nour a dû renoncer au jeu, en raison d’une blessure survenue au cours de la 5e manche. De facto, c’est Sana Ibrahim qui a remporté le titre.

Dans la catégorie Gold, Nour el-Tayeb, classée sixième mondialement, est parvenue à se hisser à la 2e place. Finaliste à l’Open de Singapour, l’Égyptienne s’est inclinée (3/0), devant l’Australienne Joelle King.

Aujourd’hui, les Égyptiennes se préparent pour le plus grand tournoi de squash féminin, à savoir le Championnat du monde, qui se déroulera en Égypte du 10 au 16 décembre.

La Fédération égyptienne de squash a désigné Engy Khairallah à la tête de l’équipe féminine. L’ancienne championne et désormais sélectionneuse, tentera de décrocher le titre du prochain Championnat du monde.

En 2008, Khairallah, capitaine de l’équipe nationale, avait déjà remporté le championnat du monde, accueilli alors en Égypte. Un exploit exceptionnel dans l’histoire du sport égyptien, puisque le pays des pharaons a obtenu, grâce à cette victoire, son premier titre mondial.

Squash : l’Egypte menacée par le départ à la retraite de ses championnes

Réussira-t-elle cette fois-ci, à mener sa sélection vers le sacre ? La sélectionneuse répond : « Jouer à un match est une expérience différente de celle de l’encadrement d’une équipe. En tant que joueuse, nos résultats dépendent de nos propres efforts. Mais en tant que coach, la pression augmente considérablement, car on n’est pas maîtres de la situation sur le terrain et en matière de performances techniques, physiques et mentales des joueuses. »

Pour rappel, l’équipe égyptienne figure parmi les meilleures sélections participantes. Elle compte dans ses rangs quatre des six meilleures joueuses au monde : Nouran Gohar, Nour el-Sherbini, Hania el-Hammamy et Nour el-Tayeb.

 Vers la fin de l’âge d’or du squash féminin égyptien ?

Cependant, les observateurs et les responsables sportifs semblent préoccupés par l’avenir de ce sport en Égypte :  qu’adviendra-t-il du squash féminin égyptien, après le départ à la retraite de cette génération exceptionnelle de joueuses ?

Selon Engy Khairallah, qui a déjà remporté le premier Championnat du monde junior féminin de l’histoire du squash égyptien (1999, Belgique), l’Égypte dispose d’une base de joueuses juniors remarquables.

« Bien que le dernier championnat d’Afrique soit un tournoi senior féminin, l’Égypte a participé avec des joueuses U-19, pour lesquelles il s’agissait de la première expérience internationale », a-t-elle indiqué à ce propos.

Et d’ajouter : « Elles ont beaucoup appris lors de ce championnat, vu la pression subie en raison du haut niveau de compétitivité et le soutien apporté par un large public à l’équipe adverse. Je souhaite que la transmission du leadership égyptien en squash féminin se fasse entre les aînées et la jeune génération, pour une meilleure continuité de ce sport dans le pays. »

D’un autre côté, les fans égyptiens de squash féminin redoutent une régression dans le classement, avec le départ à la retraite d’une génération qui a remporté divers championnats internationaux et continentaux. Raneem el-Welily a été la dernière joueuse à prendre sa retraite. L’Égyptienne, qui détient plus d’un titre, est une athlète influente, qui a poussé de nombreuses femmes à emprunter la même voie.

L’Égypte, parviendra-t-elle à se maintenir au sommet sans ses joueuses vedettes ?

 

 

 

Twitter
Email
Facebook
LinkedIn
Pinterest