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Lorsqu’il s’agit de la pratique sportive au cours de la grossesse, les avis divergent. Lorsque celle-ci n’est pas tue, enterrée sous le poids du tabou, elle est toisée de haut, considérée comme un danger pour le fœtus. Les spécialistes, néanmoins, continuent de prôner le maintien d’une activité sportive durant la grossesse. Intensité, risques, reprise, explications du Docteur Said Belghiti, gynécologue marocain.

Toutes les femmes ne choisissent pas de procréer, mais certaines d’entre elles, sportives en l’occurrence, et particulièrement celles de haut niveau, se retrouvent souvent face à un dilemme. Pour elles, le sport, au-delà d’être une passion, est devenu un véritable métier. Alors nombreuses sont celles qui se demandent à un moment donné de leur carrière si elles peuvent concilier sport et grossesse. 

Force est de constater que le bilan est sans appel. « L’activité sportive durant la grossesse est belle et bien conseillée chez la femme enceinte. Cela va du simple maintien en forme, à l’aide de la marche tranquille, à la réelle pratique sportive comme la natation entre autres », explique Dr. Belghiti.

Néanmoins, concernant le sport de haut niveau, plusieurs facteurs, physiques comme psychologiques, pourraient handicaper une athlète dès les premières semaines de grossesse. Ce qui pourrait compromettre ses performances. 

Le Docteur Belghiti dénombre ainsi « les nausées, la fatigue physique ou encore les changements comportementaux liés à des troubles hormonaux ». À l’évidence, les sportives de haut niveau qui ne présentent aucun de ces symptômes n’auront aucun mal à poursuivre leur activité. Du moins pendant les premières semaines d’aménorrhée. Le reste étant compromis par la situation physique liée à la grossesse. 

Sont néanmoins contrindiqués les sports dits de combat. « La boxe ou encore les arts martiaux sont à éviter, par rapport aux risques d’impacts sur l’abdomen » le souligne le docteur Belghiti. 

Finalement, lorsqu’il s’agira de pratique sportive, rien ne pousse les femmes à arrêter pendant leur grossesse. Leurs médecins sont à même de les conseiller pour l’impact sur le bon développement du fœtus. 

« Pour les athlètes, maintenir une activité sportive leur permettra de reprendre leur pratique habituelle après l’accouchement. Idéalement après un délai moyen de deux mois. Il s’agit en effet du délai durant lequel les organes reprennent leurs fonctions originelles et la musculature redevient efficace », ajoute Dr. Belghiti. Notamment à l’aide d’exercices de rééducation. 

 

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